Selon un spécialiste en gériatrie de l’hôpital général de Thunder Bay, la pandémie a aggravé l’isolement social dont souffrent de nombreux aînés canadiens vivant seuls*. Bien que les aînés soient très résilients, l’isolement social et la solitude sont associés à de moins bons résultats sur le plan de la santé physique et du fonctionnement quotidien, de l’humeur et de la cognition*.

Les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des gens pendant la pandémie ont malheureusement entraîné un mode de vie moins actif et une sous-stimulation sociale pour de nombreux aînés, ce qui augmente le risque de déconditionnement*, rapporte le gouvernement du Québec. Les complications qui peuvent survenir avec le déconditionnement sont diverses : perte de masse et de force musculaire, problèmes d’équilibre et augmentation du risque de chute, perte de mémoire, confusion, réduction de la capacité cardiorespiratoire et difficulté accrue à accomplir les activités quotidiennes*.

La vie en collectivité aide les aînés à maintenir une bonne santé

Selon l’Université de Californie à Berkeley, les communautés qui facilitent les liens sociaux ont un impact positif sur la santé mentale et physique, en aidant à maintenir la mobilité et en réduisant les risques de handicap et de déclin cognitif*. Une stimulation sociale et une communication régulières peuvent contribuer à prévenir le déconditionnement psychologique, comportemental et cognitif*. Les liens sociaux constituent également le facteur de protection le plus efficace contre la dépression parmi les 100 facteurs pris en compte*, rapporte une étude de 2020 publiée dans The American Journal of Psychiatry.

Les aînés peuvent bénéficier de plusieurs façons des occasions et des liens sociaux intégrés et sécuritaires offerts dans une résidence :

1. Pratiquer des activités de groupe en plein air. Des promenades de groupe en plein air ont permis de réduire la dépression et le stress, et d’améliorer la santé mentale et le bien-être, en particulier chez les personnes ayant récemment vécu des événements stressants*, selon une étude de l’Université du Michigan.

2. Socialiser pendant les repas. Le fait de manger en compagnie d’autres personnes dans une résidence pour aînés, même en gardant une certaine distance, offre une autre occasion de sourire, de bavarder et de rencontrer des résidents et des membres du personnel. Selon un rapport de l’Université de Guelph, les aînés qui mangent avec d’autres personnes sont en meilleure santé, améliorent leur apport nutritionnel et sont plus actifs socialement*.

3. Vivre avec des amis. Lorsque vous vivez en résidence, vous pouvez facilement voir des gens et parler régulièrement avec vos amis qui habitent à côté, au bout du couloir ou à un autre étage, même en gardant une distance de deux mètres.

4. Communiquer face à face de façon virtuelle. Selon l’Université de Waterloo, les appels vidéo aident les aînés à réduire leur isolement social et à rester engagés socialement en interagissant en face à face avec leur famille et leurs amis*, en plus de leur permettre d’être présents virtuellement aux anniversaires, aux remises de diplômes, aux mariages et à d’autres autres événements importants. Le personnel des résidences pour aînés peut faciliter l’utilisation de la technologie pour les appels vidéo et d’autres divertissements sociaux et jeux virtuels dans l’appartement des résidents.

5. Offrir du soutien à ses pairs et en recevoir. Le soutien par les pairs peut aider les aînés socialement isolés à améliorer leur santé physique, à réduire la dépression et à devenir plus actifs socialement*, d’après l’Université Carleton. Selon l’Université d’Ottawa, le soutien par les autres résidents, fondé sur le principe selon lequel les gens sont plus heureux lorsqu’ils s’entraident, a permis de réduire la dépression et la solitude chez les aînés*.

6. Créer des liens et discuter avec le personnel soignant. Les interactions sociales et le soutien fournis par le personnel soignant dans les résidences pour aînés réduisent la solitude, l’isolement social, l’ennui et le sentiment d’impuissance chez les résidents*, selon une étude de l’Université de Sheffield.

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*Les références citées dans cet article de blogue proviennent des sources suivantes (par ordre de préférence) :
1. CBC News. « Social isolation, cognitive decline amid pandemic a concern for local seniors » (2021)
2. Gouvernement du Québec. « Prévenir le déconditionnement chez les aînés en contexte de pandémie » (2021)
3. Université de Californie à Berkeley. « How social connections keep seniors healthy » (2021)
4. Science Daily. « Social connection is the strongest protective factor for depression » (2020)
5. Gouvernement du Québec. « Directives pour prévenir le déconditionnement chez la personne aînée isolée dans son milieu de vie en contexte de pandémie, notamment en RPA, RI-RTF et CHSLD » (2020)
6. Université du Michigan. « Group nature walks linked to improved mental health » (2014)
7. Université de Guelph. « Seniors and social dining: a brief summary » (2014)
8. The Conversation. « Video chats can ease social isolation for older adults during coronavirus pandemic » (2020)
9. Université Carleton. « The power of peer support » (2018)
10. Hospital News. « An innovative Canadian program helps reduce social isolation in residential care » (aucune date)
11. Université de Sheffield. « Interventions to reduce social isolation and loneliness among older people: an integrative review » (2018)